16.3.09


GRANDES CONFÉRENCES

EN HAUTE MÉTAPHYSIQUE

PAR ANDRÉ MOREAU

TOUS LES VENDREDI SOIR DE 2011

Chez André Moreau

804-1 Côte Ste-Catherine, Montréal

GRANDES CONFÉRENCES

EN HAUTE MÉTAPHYSIQUE

CHEZ ANDRÉ MOREAU


Chers amis jovialistes,

Je vous rappelle la parution de mon Traité sur l’Eupraxia (910 pp en deux volumes). Pourquoi ne pas venir l’acheter chez moi en assistant à une de mes conférences ? Il est 60$ et constitue le volet supérieur de mon système de pensée.


LES PROBLÈMES FONDAMENTAUX DE LA MÉTAPHYSIQUE

7 janv. : Moi ici, Moi partout, Moi toujours.

14 janv. : La doctrine de l’émergence.

21 janv. : Je vois bien le cheval, mais je ne vois pas la cabelléité.

28 janv. : Les catégories, de fausses fenêtres sur l’infini.

4 fév. : L’intelligence s’interpelle elle-même et son intelligibilité parfaite.

11 fév. : L’Urgrund ou abîme primordial.

18 fév. : La réalité objective n’existe pas.

25 fév. : La solidarité transcendantale.

4 mars : Le « Nous » généreux contre le Moi étique.

11 mars : Échec de tous les sauveurs professionnels.

18 mars : Le « faire » est dans le « voir ».

25 mars : L’héritage inattendu de l’être.

1 avr. : Intussusception, entéléchie et Eupraxia.

8 avr. : Se choisir soi-même comme absolu.

15 avr. : Contre une conscience sans esprit.

22 avr. : « Il faut bien savoir tirer l’épée. » (Descartes)

29 avr. : Les vaisseaux sont brûlés ; il faut aller de l’avant.

6 mai : L’intuition sans concept et le concept sans intuition.

13 mai : La méthode constitutive.

20 mai : La pensée pure est le savoir absolu d’elle-même comme Tout.

27 mai : Le jeu du monde n’est le jeu de personne.

3 juin : L’événement comble une instance latente.

10 juin : La raison et les rêveries cosmogoniques.

17 juin : Idées-systèmes, systèmes d’idées.

24 juin : Aliénation, contre-aliénation et ruse de la raison.


1, Côte Ste-Catherine, app. 804, Montréal

(deux rues à l'ouest de l'avenue du Parc,

angle Mont-Royal) au pied de la montagne.

Admission : (taxes incluses) – café gratuit

20$ par personne, chez moi.

Renseignements : (514) 279-4808

Début de la conférence : 20 h

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ANDRÉ MOREAU EN CONFÉRENCE À MONTRÉAL TOUS LES MARDIS DE 2011

INTRODUCTION GÉNÉRALE AU JOVIALISME



4 janvier : La paresse instructive


11 janvier : La sainte folie


18 janvier : La beauté, l’inspiration, la magie


25 janvier : Se sortir du sommeil


1 février : L’effet fracassant de la vérité


8 février : Lumière sur lumière : tout est illumination


15 février : Déployer nos tentacules de lumière


22 février : Refaire l’unité avec nos sens


1 mars : Les émotions sont des narcotiques


8 mars : L’amour êtrique n’est pas une émotion


15 mars : Le doux et chaud cocon du néant


22 mars : Les vibrations viennent par vagues


29 mars : La sexualité comme thérapie


5 avril : L’art de la communication amoureuse


12 avril : Le rythme de l’univers


19 avril : Méditer, bénir, planer


26 avril : Un jardin parmi les étoiles


3 mai : Y a-t-il une grâce gratuite ?


10 mai : Le plaisir est antipolitique


17 mai : Comment éviter les conflits intrapsychiques ?


24 mai : Le chamanisme guérisseur spontané de l’amour


31 mai : Comment entrer en contact avec la tonalité fondamentale


7 juin : Libérer nos énergies


14 juin : Renforcement magnétique absolu


21 juin : Le paradis s’annonce dans nos rêves


28 juin : L’intimité de Kant dans nos vies




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1, Côte Ste-Catherine, app. 804, Montréal

(deux rues à l'ouest de l'avenue du Parc,

angle Mont-Royal) au pied de la montagne.

Admission : (taxes incluses) – café gratuit

20$ par personne, chez moi.

Renseignements : (514) 279-4808

Début de la conférence : 20 h

9.1.09

André Moreau, à propos de lui-même, en quelques mots.

Mon arrivée sur terre remonte au 8 février 1941. Il grêlait. Les armées hitlériennes victorieuses pénétraient à Paris. Je suis né à un père belge, électricien de son métier, arrivé au Canada en 1928, et à une mère canadienne-française qui avait perdu ses parents à l’âge de cinq ans, donc orpheline et sans instruction. J’ai gardé de cette période de ma vie une très forte impression d’éternité, si bien que j’en suis venu à penser par la suite que les essences éternelles que Platon situait dans un ciel intelligible n’étaient rien d’autre que les objets idéaux éternels entrevus par les hommes au cours de leur enfance. Je m’en suis rappelé et ils m’ont guidé dans la vie

Il faut donc situer mon apparition sur terre dans un pays nordique, dans une province francophone, le Québec, et dans un contexte urbain. J’ai passé mon enfance et mon adolescence au centre-ville de Montréal. Déjà à cette époque, il y avait de la pollution et j’étais souvent malade, mais je me suis toujours senti entouré d’amour. Mes parents m’ont tout donné et m’ont soutenu inconditionnellement. Dès mes premières années, j’ai compris que j’étais différent. Mon enfance a été celle d’un dieu entouré de douceurs et d’harmonie.

Jeune homme, le fait de ne pas avoir vécu comme les autres, dans un environnement mythique, la famille représentant l’île bienheureuse du Paradis et le monde extérieur la menace permanente de l’inconnu, faisait de moi un individu original en réaction contre les valeurs du milieu et quelqu’un qui prêtait le flan à la critique et au rejet. Mon esprit ne demandait qu’à prendre son essor. Mais j’étais un homme nouveau, très différent de mes confrères de classe, et je me développais en marge des institutions, ne jurant que par mon système naissant. Invariablement, mon originalité me nuisait. Même quand j’ouvrais les bras à mes confrères et que je les recevais dans mon boudoir, j’étais radicalement antisocial. Je considérais la société comme le monde à abattre. Et en cela, la Révolution Tranquille n’allait pas assez loin. Parfois, je surprenais autour de moi des rumeurs de rébellion clandestine. Je savais que quelque chose se préparait. Comment allais-je m’y prendre pour changer la mentalité médiévale qui avait survécu jusqu’à notre époque dans les esprits ? Monsieur Murin, un ancien professeur, me disait que c’est le lot des minorités : celui des Irlandais au Royaume Uni, des Flamands en Belgique, des Slovaques en Tchécoslovaquie et des Juifs en Allemagne. De tels propos, pourtant forts justes, ne m’encourageaient pas à me sentir un « citoyen du monde ».


LA PHILOSOPHIE C'EST LA GUERRE

J’avais développé une dialectique personnelle pour tenir tête aux truands de mon quartier et à mes condisciples menaçants à l’époque de mon adolescence. Sans le réaliser vraiment, cette façon de concevoir le langage a influencé la formation de mon système, d’autant plus qu’à 17 ans c’était les sophistes grecs qui m’avaient paru dignes d’intérêt, sans doute parce qu’à cet âge j’étais en rhétorique. Avec le temps, je comprends que la philosophie était devenue un art de la guerre, un art intellectuel bien sûr. J’ai retrouvé une note de cette époque qui dit : « À l’ombre des remparts crénelés de la méthodologie, à l’abri des machines de guerre de mon apophantique de l’absolu et de ma « fondamentologie », je me sens devenir plus sûr de moi, plus capable de laisser s’exprimer mon côté artistique et de me confronter à l’irréalité mensongère du monde, car je possède les ressources articulées qui me permettent de faire face à n’importe quel défi ». On pourrait dire que mon système en développement m’a aidé à me cuirasser, car je restais vulnérable aux attaques, aux dénis et aux rejets. Je savais que j’étais resté poète, mais en même temps, je cherchais dans la philosophie un moyen de mettre mes ressources en valeur. N’ayant pas vraiment d’appuis, je souhaitais me ressourcer en moi-même et rien ne me semblait aussi étranger que l’idée de la sagesse. En effet, la plupart de ceux qu’on disait sages autour de moi étaient gâteux. Je ne m’étais pas fait d’amis parmi « les sages » qui trouvaient choquante ma critique de la sagesse. Par la suite, je reconnus qu’il existait une sagesse métaphysique. En cela, je rejoignais Maritain. Mais je ne voulus jamais qu’on me traite de sage, car encore aujourd’hui, les opinions de ceux qu’on dit tels représentent un galimatias de rodomontades et de radotages.